<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"><channel><title><![CDATA[Degun]]></title><description><![CDATA[Osinter / Oscar Zulu Osint Crew / Autism Advocate]]></description><link>https://ozdegun.substack.com</link><image><url>https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!QtmQ!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F39ef4ed6-73ad-498a-98e3-6a0651d25e1d_1024x1024.jpeg</url><title>Degun</title><link>https://ozdegun.substack.com</link></image><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Fri, 08 May 2026 11:52:40 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://ozdegun.substack.com/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><copyright><![CDATA[Degun]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[ozdegun@substack.com]]></webMaster><itunes:owner><itunes:email><![CDATA[ozdegun@substack.com]]></itunes:email><itunes:name><![CDATA[Degun]]></itunes:name></itunes:owner><itunes:author><![CDATA[Degun]]></itunes:author><googleplay:owner><![CDATA[ozdegun@substack.com]]></googleplay:owner><googleplay:email><![CDATA[ozdegun@substack.com]]></googleplay:email><googleplay:author><![CDATA[Degun]]></googleplay:author><itunes:block><![CDATA[Yes]]></itunes:block><item><title><![CDATA[L’illusion de la neutralité]]></title><description><![CDATA[Il y a, dans nos m&#233;tiers une petite confusion s&#233;mantique qui peut vite devenir &#8220;dangereuse&#8221;.]]></description><link>https://ozdegun.substack.com/p/lillusion-de-la-neutralite</link><guid isPermaLink="false">https://ozdegun.substack.com/p/lillusion-de-la-neutralite</guid><dc:creator><![CDATA[Degun]]></dc:creator><pubDate>Tue, 05 May 2026 07:00:59 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!QtmQ!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F39ef4ed6-73ad-498a-98e3-6a0651d25e1d_1024x1024.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a, dans nos m&#233;tiers une petite confusion s&#233;mantique qui peut vite devenir &#8220;dangereuse&#8221;. On l&#8217;entend tous les jours, dans les briefs, dans les m&#233;dias, dans les couloirs : <em><strong>neutralit&#233;</strong></em> et <em><strong>objectivit&#233;</strong></em> y sont employ&#233;s comme des synonymes. Ce sont pourtant deux notions tr&#232;s diff&#233;rentes, et les confondre n&#8217;est pas anodin. La premi&#232;re est une fiction, la seconde est un m&#233;thodologie &#224; employer en conscience.</p><p style="text-align: justify;">Cet article est une tentative de poser proprement la distinction, et d&#8217;en tirer les cons&#233;quences pratiques pour quiconque produit de l&#8217;analyse.</p><h2>Une petite mise au point conceptuelle</h2><p>La <strong>neutralit&#233;</strong>, prise au s&#233;rieux, suppose qu&#8217;un observateur peut se tenir en dehors de ce qu&#8217;il observe. Sans pr&#233;f&#233;rences, sans histoire, sans int&#233;r&#234;ts, sans cadre interpr&#233;tatif. C&#8217;est une posture, et c&#8217;est aussi une fiction &#233;pist&#233;mologique vieille comme le positivisme du XIXe si&#232;cle, dont les sciences sociales ont mis un si&#232;cle &#224; se d&#233;barrasser. Max Weber lui-m&#234;me, &#224; qui on attribue souvent le concept de &#8220;neutralit&#233; axiologique&#8221;, parlait en r&#233;alit&#233; d&#8217;autre chose : non pas d&#8217;absence de valeurs, mais de l&#8217;effort m&#233;thodique pour les nommer et ne pas les d&#233;guiser en faits.</p><p>L&#8217;<strong>objectivit&#233;</strong>, elle, n&#8217;est pas un &#233;tat mais une m&#233;thode. C&#8217;est un ensemble de proc&#233;dures qu&#8217;on s&#8217;impose pour produire une analyse aussi peu d&#233;form&#233;e que possible, <em>sachant</em> qu&#8217;on est in&#233;vitablement situ&#233; quelque part. Reconna&#238;tre ses biais, s&#233;parer les faits des interpr&#233;tations, documenter son raisonnement : ce sont des gestes professionnels, pas des dispositions naturelles.</p><p>L&#8217;une se pr&#233;sente comme un &#233;tat de gr&#226;ce. L&#8217;autre se construit, dossier apr&#232;s dossier.</p><h2>Pourquoi la neutralit&#233; est intenable</h2><p>L&#8217;analyste, quel qu&#8217;il soit, fait des choix avant m&#234;me d&#8217;avoir commenc&#233; &#224; travailler. Le p&#233;rim&#232;tre de la recherche est un choix : on regarde <em>ceci</em> et pas <em>cela</em>. Les sources retenues sont un choix. Le vocabulaire utilis&#233; est un choix : <em>manifestants</em> ou <em>casseurs</em>, <em>guerre</em> ou <em>op&#233;ration</em>, <em>partenaire</em> ou <em>concurrent</em>. Le plan du livrable, l&#8217;ordre des arguments, ce qu&#8217;on met en avant et ce qu&#8217;on enterre dans une note de bas de page : ce sont autant de d&#233;cisions qui orientent la lecture du r&#233;sultat.</p><p>Tous ces choix sont parfaitement l&#233;gitimes, surtout dans un contexte professionnel. Le probl&#232;me n&#8217;est pas qu&#8217;ils existent, le probl&#232;me est qu&#8217;on les pr&#233;sente parfois comme s&#8217;ils n&#8217;existaient pas. La neutralit&#233;, dans ces cas-l&#224;, n&#8217;est plus une rigueur : c&#8217;est un habillage. Elle dispense de rendre des comptes sur des d&#233;cisions qui structurent pourtant enti&#232;rement le travail.</p><p>C&#8217;est en ce sens qu&#8217;elle est dangereuse. Pas parce que celui qui s&#8217;en r&#233;clame serait n&#233;cessairement malhonn&#234;te &#8212; la plupart du temps, il y croit sinc&#232;rement. Mais parce qu&#8217;elle l&#8217;autorise &#224; ne plus interroger ses propres choix, et donc &#224; les commettre les yeux ferm&#233;s.</p><h2>La pression du contexte : du commanditaire au besoin</h2><p>Une analyse n&#8217;est jamais produite dans le vide. Il y a presque toujours un demandeur, et ce demandeur exerce une influence &#8212; pas tant en dictant des conclusions (les meilleurs s&#8217;en gardent bien) qu&#8217;en fa&#231;onnant la question.</p><p>Une question contient d&#233;j&#224; la moiti&#233; de sa r&#233;ponse. <em>Quels sont les risques associ&#233;s &#224; ce partenariat ?</em> n&#8217;est pas la m&#234;me question que <em>quelles sont les opportunit&#233;s associ&#233;es &#224; ce partenariat ?</em>. Le p&#233;rim&#232;tre est d&#233;j&#224; un parti pris.</p><p>Mais on peut aller plus loin, et c&#8217;est l&#224; que &#231;a devient int&#233;ressant : derri&#232;re la question &#233;crite, il y a presque toujours un <strong>besoin</strong> non &#233;crit. Un dirigeant qui demande une analyse de risques sur une d&#233;cision d&#233;j&#224; prise n&#8217;attend pas une remise en cause de la d&#233;cision : il attend une validation. Un service de communication qui commande une cartographie d&#8217;opinion avant une campagne ne cherche pas la v&#233;rit&#233; du terrain, il cherche un livrable coh&#233;rent avec une strat&#233;gie d&#233;j&#224; arr&#234;t&#233;e. Un avocat qui demande une note d&#8217;analyse en vue d&#8217;une proc&#233;dure n&#8217;a pas besoin d&#8217;un point de vue &#233;quilibr&#233; : il a besoin d&#8217;&#233;l&#233;ments mobilisables.</p><p>Identifier ce besoin sous-jacent est une comp&#233;tence &#224; part enti&#232;re. L&#8217;analyste lucide sait formuler, au moins pour lui-m&#234;me : &#8220;on me demande X, mais en r&#233;alit&#233; on attend Y&#8221;. &#192; partir de l&#224;, il peut d&#233;cider en conscience comment se positionner &#8212; r&#233;pondre au besoin et l&#8217;assumer, le contourner, le challenger, ou d&#233;cliner. Ce qu&#8217;il ne peut plus faire, en revanche, c&#8217;est pr&#233;tendre que la commande n&#8217;a pas fa&#231;onn&#233; son travail.</p><h2>L&#8217;observateur observ&#233;</h2><p>Il y a une derni&#232;re source de d&#233;formation que la posture neutre ignore compl&#232;tement : l&#8217;analyste lui-m&#234;me, ind&#233;pendamment de tout commanditaire. Cinquante ans de psychologie cognitive &#8212; depuis les travaux de Tversky et Kahneman dans les ann&#233;es 1970, jusqu&#8217;aux synth&#232;ses contemporaines &#8212; ont &#233;tabli que le cerveau humain commet des erreurs syst&#233;matiques. Pas occasionnelles : <em>syst&#233;matiques</em>. Pr&#233;visibles, reproductibles, mesurables.</p><p>Quelques-unes parmi les plus pertinentes pour qui produit de l&#8217;analyse :</p><p>Le <strong>biais de confirmation</strong> conduit &#224; privil&#233;gier les informations qui confortent une hypoth&#232;se de d&#233;part et &#224; minorer celles qui la contredisent. Une fois qu&#8217;on a formul&#233; l&#8217;id&#233;e que &#8220;X est li&#233; &#224; la Russie&#8221;, on per&#231;oit des liens l&#224; o&#249; il y en a, et l&#8217;absence de lien devient elle-m&#234;me un signal suspect.</p><p>Le <strong>biais d&#8217;ancrage</strong> fait que la premi&#232;re information re&#231;ue sur un dossier p&#232;se anormalement lourd dans tout ce qui suit, m&#234;me quand elle est fragile. La phrase gliss&#233;e par un commanditaire en d&#233;but de mission &#8212; &#8220;&#231;a ressemble &#224; du crime organis&#233;&#8221; &#8212; peut continuer &#224; structurer une analyse qui devrait pourtant la laisser derri&#232;re elle.</p><p>Le <strong>biais de disponibilit&#233;</strong> fait que ce qui vient facilement &#224; l&#8217;esprit semble plus probable. Trois articles lus la veille sur les ing&#233;rences chinoises augmentent statistiquement la probabilit&#233; qu&#8217;on retienne cette grille pour le dossier du lendemain.</p><p>Le <strong>biais d&#8217;autorit&#233;</strong> conduit &#224; surestimer la valeur d&#8217;une source en raison de son prestige plut&#244;t que de sa pertinence. Un document bien tamponn&#233; peut peser plus lourd qu&#8217;un t&#233;moignage roturier mais mieux inform&#233;.</p><p>Le <strong>biais de r&#233;cence</strong> privil&#233;gie ce qui s&#8217;est pass&#233; r&#233;cemment au d&#233;triment des dynamiques de long terme &#8212; alors m&#234;me que comprendre un acteur exige souvent l&#8217;inverse.</p><p>On pourrait en aligner trente. Le point commun de tous ces biais, c&#8217;est qu&#8217;ils op&#232;rent en silence. On ne les sent pas. C&#8217;est m&#234;me pr&#233;cis&#233;ment ce qui les rend efficaces. Et c&#8217;est pr&#233;cis&#233;ment pour cela que se croire neutre, c&#8217;est-&#224;-dire se croire &#224; l&#8217;abri, est la meilleure fa&#231;on de leur ouvrir grand la porte.</p><h2>Que reste-t-il, alors, de l&#8217;objectivit&#233; ?</h2><p>Pas l&#8217;absence de point de vue, on l&#8217;a dit. Mais une discipline en quatre temps, qui constitue probablement le minimum syndical du m&#233;tier.</p><p>D&#8217;abord, <strong>reconna&#238;tre ses biais</strong>, structurels et cognitifs. Savoir d&#8217;o&#249; on parle, &#224; quelle famille intellectuelle on appartient, quels raccourcis mentaux on est susceptible d&#8217;emprunter. Cela ne les fait pas dispara&#238;tre, mais cela permet de les surveiller.</p><p>Ensuite, <strong>identifier le besoin r&#233;el</strong> derri&#232;re la commande. Pas la question &#233;crite : le besoin qui la sous-tend. Et choisir consciemment comment se positionner.</p><p>Puis, <strong>s&#233;parer les faits des interpr&#233;tations</strong>. Pas dans la t&#234;te, sur le papier. Le lecteur d&#8217;une note doit pouvoir distinguer en quelques secondes ce qui rel&#232;ve de l&#8217;observation v&#233;rifiable et ce qui rel&#232;ve du raisonnement de l&#8217;analyste. Sans cette s&#233;paration, on ne fait plus de l&#8217;analyse mais autre chose, qui porte d&#8217;autres noms moins flatteurs.</p><p>Enfin, <strong>documenter le raisonnement</strong>. Quelles hypoth&#232;ses ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;es ? Lesquelles ont &#233;t&#233; &#233;cart&#233;es et pourquoi ? Si un pair comp&#233;tent ne peut pas reconstituer le chemin qui m&#232;ne aux conclusions, le travail est en r&#233;alit&#233; inv&#233;rifiable.</p><p>Aucun de ces quatre gestes ne supprime la subjectivit&#233;. Ils la rendent visible, ils l&#8217;encadrent, ils permettent &#224; un lecteur de la prendre en compte. C&#8217;est exactement en cela qu&#8217;ils produisent quelque chose de plus solide que la neutralit&#233; : un travail dont on peut, &#224; d&#233;faut de l&#8217;imaginer pur, mesurer la port&#233;e et les limites.</p><h2>En guise de conclusion</h2><p>La neutralit&#233; est confortable parce qu&#8217;elle dispense de tout cela. Elle laisse croire qu&#8217;il suffit de &#8220;rapporter les faits&#8221; pour &#234;tre au-dessus de la m&#234;l&#233;e, alors que rapporter des faits suppose d&#8217;en choisir, d&#8217;en &#233;carter, d&#8217;en interpr&#233;ter, et de le faire pour quelqu&#8217;un.</p><p>L&#8217;objectivit&#233;, &#224; l&#8217;inverse, est inconfortable. Elle oblige &#224; se relire, &#224; douter, &#224; se justifier. Elle suppose qu&#8217;on accepte d&#8217;&#234;tre faillible et qu&#8217;on s&#8217;organise en cons&#233;quence. C&#8217;est, en somme, beaucoup plus de travail et surtout, elle implique qu&#8217;on sache quand dire &#8220;non&#8221;, car nous saurons qu&#8217;un dossier ne pourra pas &#234;tre trait&#233; avec l&#8217;objectivit&#233; requise.</p><p>Mais c&#8217;est aussi, je crois, la seule mani&#232;re s&#233;rieuse de produire une analyse &#224; laquelle quiconque &#8212; y compris soi-m&#234;me &#8212; puisse raisonnablement faire confiance, car on ne se sera pas fait confiance en amont !</p><p></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://substack.com/@ozdegun/note/p-196431426&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Laissez un commentaire.&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://substack.com/@ozdegun/note/p-196431426"><span>Laissez un commentaire.</span></a></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://ozdegun.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Abonnez-vous maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://ozdegun.substack.com/subscribe?"><span>Abonnez-vous maintenant</span></a></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://ozdegun.substack.com/?utm_source=substack&amp;utm_medium=email&amp;utm_content=share&amp;action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager Degun&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://ozdegun.substack.com/?utm_source=substack&amp;utm_medium=email&amp;utm_content=share&amp;action=share"><span>Partager Degun</span></a></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Numéro d'équilibriste]]></title><description><![CDATA[J&#8217;ai commenc&#233; &#224; travailler jeune.]]></description><link>https://ozdegun.substack.com/p/numero-dequilibriste</link><guid isPermaLink="false">https://ozdegun.substack.com/p/numero-dequilibriste</guid><dc:creator><![CDATA[Degun]]></dc:creator><pubDate>Mon, 04 May 2026 12:27:42 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!QtmQ!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F39ef4ed6-73ad-498a-98e3-6a0651d25e1d_1024x1024.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://ozdegun.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Subscribe now&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://ozdegun.substack.com/subscribe?"><span>Subscribe now</span></a></p><h2>J&#8217;ai commenc&#233; &#224; travailler jeune. Mon premier contrat sign&#233; en 2001, &#224; peine 20 ans, pas de go&#251;t pour les &#233;tudes. Mais je m&#8217;&#233;tais fait plusieurs promesses &#224; l&#8217;&#233;poque d&#233;j&#224;, dont celle de ne jamais faire de concessions &#224; mes valeurs pour des raisons de carri&#232;re.</h2><p>Bon an mal an, j&#8217;ai toujours r&#233;ussi &#224; m&#8217;y tenir, et mes revenus s&#8217;en sont fatalement ressentis. Mais plus de 20 ans plus tard, je suis d&#233;sormais chef d&#8217;entreprise, p&#232;re de deux enfants, reconnu travailleur handicap&#233;, et ces responsabilit&#233;s poussent parfois &#224; se poser des questions.</p><p>Dans mon m&#233;tier, je croise r&#233;guli&#232;rement des personnes qui, soyons directs, arnaquent leur public. Influenceurs sant&#233;, coachs en tout et n&#8217;importe quoi, ces gens-l&#224; font des chiffres d&#8217;affaires de plusieurs centaines de milliers d&#8217;euros sans pour autant &#234;tre inqui&#233;t&#233;s, ou tr&#232;s peu. Et ceux qui luttent contre ces d&#233;rives le font bien souvent b&#233;n&#233;volement, ou presque.</p><p>Forc&#233;ment, la vie de chef d&#8217;entreprise qui veut vivre en accord avec ses valeurs ressemble parfois &#224; un num&#233;ro d&#8217;&#233;quilibriste. Surtout quand on n&#8217;est pas du s&#233;rail, qu&#8217;on r&#233;side en <s>Province</s> Provence et qu&#8217;un handicap emp&#234;che les d&#233;placements ais&#233;s. Il n&#8217;y a alors qu&#8217;une seule solution pour se faire conna&#238;tre : les r&#233;seaux sociaux et le r&#233;seau de connaissance.</p><p>Je me suis toujours refus&#233; &#224; jouer les influenceurs, &#224; faire des stories inspirantes, &#224; vendre du r&#234;ve, &#224; &#233;taler des choses fictives ou inventer des cas fabuleux. Il ne me reste alors que l&#8217;humour, la provoc... et le travail. Parce que oui, on essaie de faire les choses s&#233;rieusement, mais sans jamais se prendre au s&#233;rieux (la vie est bien trop courte pour retirer le p&#233;riph&#233;rique USB en toute s&#233;curit&#233;). Et je crois sinc&#232;rement que c&#8217;est ce qui me permet de tenir : quand on s&#8217;autorise &#224; rire de soi, on encaisse mieux les coups, et on en distribue avec un peu plus de justesse.</p><p>Mais l&#224; encore, trouver le juste &#233;quilibre entre &#339;uvrer pour la communaut&#233; et gagner sa vie demande une certaine habilet&#233;, que je n&#8217;ai pas toujours. Et dans notre domaine, chaque faux pas est scrut&#233; de pr&#232;s par d&#8217;autres qui n&#8217;appr&#233;cient gu&#232;re la libert&#233; de parole que j&#8217;ai d&#233;cid&#233; d&#8217;avoir sur les r&#233;seaux.</p><p>Ma capacit&#233; &#224; &#233;nerver n&#8217;a d&#8217;&#233;gale que ma rapidit&#233; &#224; mettre en place des id&#233;es et &#224; les livrer, j&#8217;en ai conscience. Et pour &#234;tre honn&#234;te ? Je m&#8217;en fous d&#8217;&#233;nerver certains. Bien triste doit &#234;tre la vie de ceux qui plaisent &#224; tout le monde, car ils finiront par ne plaire &#224; personne.</p><p>J&#8217;assume d&#8217;avoir un avis tranch&#233; sur certaines choses, de refuser des contrats quand leur but ne sert pas les valeurs que je d&#233;fends. Ce que j&#8217;aime moins, ce sont ceux qui jouent les copains pour profiter d&#8217;une na&#239;vet&#233; passag&#232;re, et qui savonnent la planche d&#232;s que l&#8217;occasion se pr&#233;sente. La r&#232;gle du jeu, para&#238;t-il. &#199;a tombe bien, j&#8217;ai grandi dans la r&#233;gion o&#249; est produit le savon de Marseille (fun fact, ce n&#8217;est pas &#224; Marseille).</p><p>Tout &#231;a pour dire qu&#8217;exister aujourd&#8217;hui dans le monde de l&#8217;entreprise tout en continuant &#224; pouvoir se regarder dans la glace demande parfois des efforts, et c&#8217;est souvent d&#233;courageant. Mais &#231;a permet aussi de rencontrer des gens fabuleux, qui acceptent les diff&#233;rences, les humeurs.</p><p>Parce qu&#8217;en dehors de mes valeurs, la seule chose sur laquelle je ne fais jamais de concession, c&#8217;est la qualit&#233; de mon travail.</p><p>(et pour faire mon influenceur - car nous ne sommes qu&#8217;au travers de nos contradictions - je vous offre une vue sur mon superbe bureau, incapable que je suis de travailler assis sur un fauteuil, m&#234;me ergonomique) </p><p><a href="#OSINT">#OSINT</a> <a href="#viemavie">#viemavie</a> <a href="#3615mylife">#3615mylife</a> <a href="#oupsjesuisrest&#233;assisentailleurjenesensplusmesjambes">#oupsjesuisrest&#233;assisentailleurjenesensplusmesjambes</a></p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://ozdegun.substack.com/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Subscribe&quot;,&quot;language&quot;:&quot;en&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lu, vous pouvez vous inscrire pour recevoir les prochaines &#233;ditions</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Type your email&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="Subscribe"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item></channel></rss>